Véritable trait d’union entre l'Orient et l'Occident, le Liban, «ce petit pays si
important» selon Metternich, a connu dix-sept civilisations. Il abrite, à ce jour,
dix-sept communautés religieuses, constituant ainsi un véritable « message ». «
Le Liban, affirme l’écrivain Amin Maalouf, est un pari sur la diversité qui serait
porteuse de richesse, de paix comme de liberté. » La capitale Beyrouth est, avec
Byblos, la plus ancienne cité de la côte libanaise. Elle a entretenu des relations
commerciales importantes dès le XIIIe siècle av. J.-C. avec l’Egypte. A l’époque,
elle s’appelait Beruta, nom qui provient sans doute d’une racine sémitique voulant
dire « puits » ou « source ». Son nom ne varie guère avec les âges : les Romains
la nomment Colonia Julia Augusta Beritus, les Byzantins Beroe et les Arabes Beyrouth.
Au IIIe siècle, son école de droit, l’école romaine de Béryte, rayonne au-delà des
mers. Trois cent ans plus tard, la ville est au centre du commerce de la soie. Mais
ce n’est qu’au XIXe qu’elle entame réellement son ascension : des universités, des
collèges s’y établissent, des journaux y voient le jour; elle représente l’un des
meilleurs exemples du cosmopolitisme méditerranéen. Centre administratif et culturel,
c’est tout naturellement qu’elle devient, en 1920, la capitale de l’Etat du Grand-Liban.
Après l’Indépendance du pays (1943), Beyrouth renforce son rôle de plaque tournante
commerciale et financière. Malgré la guerre qui l’a dévastée de 1975 à 1990, Beyrouth
a pu et su renaître de ses cendres.
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